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HISTOIRE
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On entend parler de Saint-Eloi au 6ème siècle ( il naît vers 588 à Chaptelat, paroisse limousine et meurt vers 660 ) comme un célèbre orfèvre du roi Clotaire II avant d'être celui de Dagobert Ier ; il est donc devenu le patron de la profession ( et est aussi curieusement celui des ouvriers metallurgistes ). Sous le règne de Dagobert ( mon ancêtre à la 41 ème génération ) de 632 à 639 il est ministre et après avoir rempli sa mission de christianisation des campagnes il devient évèque de Noyon en 641 en succédant à Saint Médard. On le situe surtout grâce au couplet de la célèbre chanson enfantine. |
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Plusieurs
siècles ont passé...
On retrouve Saint Eloi et
son culte disséminés un peu partout en France avec diverses
appellations et utilisations. dans la Nièvre, c'est une commune.
Sous l'ancien régime,
l'administration revêtait cette organisation:
Intendance : Moulins |
Election : Nevers |
Subdélégation : Nevers |
Grenier à sel : Nevers |
Coutume : Nivernais |
Parlement : Paris |
Baillage : Saint-Pierre-le-Moûtier |
Gouvernement : Nivernais |
Diocèse : Nevers |
Après septembre 1793,
la commune de Chaluzy est rattachée à celle de Saint-Eloi. Quelques données démographiques:
1686 |
1713 |
1716 |
1725 |
1760 |
1764 |
1789 |
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Saint Eloi |
9 |
28 |
30 |
29 |
32 |
40 |
53 |
Chaluzy |
44 |
36 |
21 |
36 |
37 |
41 |
42 |
Puis un certain nombre de recensements:
An
II: 620 h |
1831
: 624 h |
1856
: 871 h |
1881
: 801 h |
1906
: 787 h |
1931
: 795 h |
1962
: 898 h |
Les deux derniers font état d'une transformation d'une commune rurale vivant de la terre en une commune peri-urbaine d'accueil d'une population travaillant sur l'agglomération neversoise
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Mais qui est donc saint Eloi ? (Notice rédigée par le Père Léon van der Biest, SJ, curé de Becco de 1974 à 1991) Orfèvre, maître de la monnaie, évêque, Eloi était le type du chrétien engagé. Né à Chaptelat vers l'an 588, près de Limoges (France), il fut formé de bonne heure au travail des métaux précieux et devint un artiste habile. Introduit auprès du roi Clotaire II, il réussit à exécuter deux fauteuils en or, ornés de pierreries, avec les matières nécessaires pour en faire un seul. Ce coup d'éclat de conscience professionnelle lui valut le poste de maître de la monnaie. Devenu ministre du roi Dagobert, il contribua à christianiser ces rois mérovingiens encore rudes et imprégnés de paganisme. Prêchant partout la justice sociale, il donna l'exemple d'une ardente foi chrétienne. Saint Ouen, son ami, rapporte de nombreux miracles dont beaucoup sont sans doute légendaires, mais qui témoignent de son influence. Il n'était donc pas étonnant que, quoique laïc, il ait été choisi comme évêque en 639 à la mort de saint Anschaire, pour lui succéder au diocèse de Noyon-Tournai. Ordonné prêtre en 640, puis évêque, il commença une nouvelle vie encore plus active : longs voyages apostoliques dans le nord de la France et la Flandre, et fondation de monastères, tels Saint-Loup à Ourscamps (Oise) et Solignac (près de Limoges). Il paraît qu'aux étrangers qui le cherchaient, on disait : " Vous le trouverez là où vous verrez un grand nombre de malheureux et d'infirmes. " Saint Eloi s'éteignit le 1er décembre 659 et fut inhumé au monastère de Saint-Loup, qui prit son nom. Ses reliques, déposées d'abord dans la cathédrale de Noyon, furent transférées en différents endroits et finalement conservées à l'abbaye d'Oosterhout près de Bréda (Pays-Bas), pour revenir enfin, en juin 1952, à la cathédrale de Noyon, son diocèse. Le culte de saint Eloi s'est répandu jusqu'à nos jours. Ses attributs sont la crosse (de l'évêque), le marteau et l'enclume (de l'orfèvre). Il est le patron des orfèvres, des ouvriers travaillant les métaux et aussi de tous ceux qui, comme les cultivateurs et les vétérinaires, approchent les chevaux que l'on doit " ferrer ". |